| Résumé
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La présente recherche propose d’explorer comment le faux peut s’introduire dans le cinéma documentaire comme une puissance tant éthique qu’esthétique, capable de bouleverser les dichotomies fiction/documentaire, sujet/personnage, filmeur/filmé et même réel/imaginaire. Prenant comme point de départ la notion de fabulation chez Deleuze, cette étude s’articule autour de l’analyse de quatre films qui s’ancrent dans des époques différentes et mobilisent des thématiques et des techniques variées : Moi, un noir (Jean Rouch, France/Côte d’Ivoire, 1958), Not a Pretty Picture (Martha Coolidge, États-Unis, 1976), Close-Up (Nema-ye Nazdik, Abbas Kiarostami, Iran, 1990) et Qui à part nous (Quién lo impide, Jonás Trueba, Espagne, 2021). Dans un monde devenu fable, la fabulation ne peut-elle pas nous aider à croire encore au cinéma ?
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