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De l'invisible au visible, pareidolie et perception picturale
De l'invisible au visible, pareidolie et perception picturale
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2026-HOSSEINPOUR-De l’invisible au visible,Pareidolie et perception picturale.pdf
10 Mo
Propriétés
Attention tout dépôt est définitif, doit être conforme à la version papier déposée et respecter le code de la propriété intellectuelle.
Type de document
Master 2 recherche
Titre
De l'invisible au visible, pareidolie et perception picturale
Directeur du mémoire
Kouadio Benjamin Brou
Prénom
Kouadio Benjamin
Nom
Brou
Co-directeur à Paris 1
Prénom
Nom
Co-directeur extérieur
Prénom
Nom
Fonction
Courriel
Résumé
La paréidolie est pour moi un mécanisme précieux. Elle me permet de garder une trace de pensées invisibles et de transformer en images les moments qui se sont imprimés dans mon cerveau. C’est un pont entre mon monde intérieur et l’imagination du spectateur. Quand je peins, je laisse le noir, ma couleur principale et les couleurs qui en émergent créer librement des taches, et des traces sur la toile. Sans chercher à tout contrôler, je laisse les émotions se libérer. Ce qui reste, c’est une matière visuelle faite de gouttes et de taches. À partir de ces formes imprécises je fais apparaître des visages, des silhouettes et des ombres qui évoquent surtout mes émotions sur l’Iran. Je joue avec l’informe, j’évite de ressemblance trop précise pour transformer ces éléments en métaphores, en fantômes ou en présences plastiques. Mon travail repose sur l’idée que la couleur est une matière souple que l’on peut gratter, recouvrir et transformer. J’utilise des outils simples comme des pinceaux, des lacets de chaussure ou des cartes de visite pour créer des couches multiples. Les figures qui naissent expriment à la fois la souffrance, la mort et la résistance. Pour moi c’est un processus naturel et profond lié à l’imagination humaine et à notre besoin de survie. Dans cette recherche je compare mon approche avec les œuvres de Rodin,Goya, Soulages,Richter et d’autres artistes. Je m’intéresse à la façon dont les formes émergent du flou et de l’incertain. L’œuvre devient alors un espace ouvert où le spectateur peut reconstruire ce qui est caché. Le cerveau, face à l’incertitude, au hasard et au geste, utilise la paréidolie pour créer de nouvelles perceptions. Finalement, l’art agit comme un lien entre l’artiste et le spectateur. Il rend visible l’invisible et invite chacun à regarder autrement. La paréidolie devient ainsi un pont entre le monde intérieur de l’artiste et l’imagination de celui qui regarde.
Résumé autre langue
For me, pareidolia is a precious mechanism. It allows me to keep traces of invisible thoughts and to transform into images the moments that have been imprinted in my brain. It creates a bridge between my inner world and the viewer’s imagination. When I paint, I let black, my main color, and the other colors that emerge from it freely create stains and traces on the canvas. Without trying to control everything, I allow my emotions to be released. What remains is a visual material made of drops and spots. From these imprecise shapes, I bring out faces, silhouettes, and shadows that especially evoke my feelings about Iran. I play with the formless, avoiding any too precise resemblance, so that these elements become metaphors, ghosts, or plastic presences. My work is based on the idea that color is a flexible material that can be scratched, covered, and transformed. I use simple tools such as brushes, shoelaces, or business cards to create multiple layers. The figures that appear express both suffering, death, and resistance. Many people see pareidolia as a mere illusion or a mistake of perception. For me, it is a natural and profound process, linked to human imagination and our need for survival. In this research, I compare my approach with the works of Rodin, Goya, Soulages, Richter, and other artists. I am interested in how forms emerge from blur and uncertainty. The artwork then becomes an open space where the viewer can reconstruct what has been hidden. Faced with uncertainty, chance, and gesture, the brain uses pareidolia to create new perceptions. Ultimately, art acts as a link between the artist and the viewer. It makes the invisible visible and invites everyone to see differently. Pareidolia thus becomes a bridge between the artist’s inner world and the imagination of the person looking at the work.
Sujets
Mots-clés
paréidolie, invisible, visible, hasard, perception, indétermination
Fichier PDF
2026-HOSSEINPOUR-De l’invisible au visible,Pareidolie et perception picturale.pdf
Pièce(s)-jointe(s)
Propriétés générales
Droits
enLigne
Créé le
04/05/2026 15:01
Dernière modification
08/10/2026 15:22
Auteur
Faezeh Hosseinpour
Contributeurs
Faezeh Hosseinpour
et
Antoine Lombart
Dernier contributeur
Antoine Lombart
Sections locales (Université Paris 1)
Espaces de publication>Mémoires
0.4
La paréidolie est pour moi un mécanisme précieux. Elle me permet de garder une trace de pensées invisibles et de transformer en images les moments qui se sont imprimés dans mon cerveau. C’est un pont entre mon monde intérieur et l’imagination du spectateur. Quand je peins, je laisse le noir, ma couleur principale et les couleurs qui en émergent créer librement des taches, et des traces sur la toile. Sans chercher à tout contrôler, je laisse les émotions se libérer. Ce qui reste, c’est une matière visuelle faite de gouttes et de taches. À partir de ces formes imprécises je fais apparaître des visages, des silhouettes et des ombres qui évoquent surtout mes émotions sur l’Iran. Je joue avec l’informe, j’évite de ressemblance trop précise pour transformer ces éléments en métaphores, en fantômes ou en présences plastiques. Mon travail repose sur l’idée que la couleur est une matière souple que l’on peut gratter, recouvrir et transformer. J’utilise des outils simples comme des pinceaux, des lacets de chaussure ou des cartes de visite pour créer des couches multiples. Les figures qui naissent expriment à la fois la souffrance, la mort et la résistance. Pour moi c’est un processus naturel et profond lié à l’imagination humaine et à notre besoin de survie. Dans cette recherche je compare mon approche avec les œuvres de Rodin,Goya, Soulages,Richter et d’autres artistes. Je m’intéresse à la façon dont les formes émergent du flou et de l’incertain. L’œuvre devient alors un espace ouvert où le spectateur peut reconstruire ce qui est caché. Le cerveau, face à l’incertitude, au hasard et au geste, utilise la paréidolie pour créer de nouvelles perceptions. Finalement, l’art agit comme un lien entre l’artiste et le spectateur. Il rend visible l’invisible et invite chacun à regarder autrement. La paréidolie devient ainsi un pont entre le monde intérieur de l’artiste et l’imagination de celui qui regarde.
Créé par
Faezeh Hosseinpour
04/05/2026 15:01
Version 0.4
État
enligne
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Contributeurs
Faezeh Hosseinpour
Antoine Lombart
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